Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu sais pourquoi tu l’achètes
Design : look d’appareil de labo des années 90
Packaging et mise en route : basique mais complet
Durabilité et sécurité : ça inspire moyen confiance, mais ça tient pour l’instant
Performance : efficacité correcte, mais faut apprivoiser la flamme
Présentation : ce que la machine sait (vraiment) faire
Points Forts
- Polissage des bords d’acrylique efficace une fois la prise en main faite
- Gaz produit à la demande à partir d’eau, pas de bouteilles à gérer
- Prix plus abordable que les machines pro tout en restant utilisable en atelier
Points Faibles
- Marque peu connue, doc limitée et pièces détachées introuvables
- Réglages et infos techniques assez basiques, nécessite de tâtonner pour bien l’utiliser
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Fabricant | cunnyend |
| Référence | QCJL73-000400EU-ihe |
| Type d'alimentation | / |
| Composants inclus | 1 * machine de polissage acrylique, 1 * pistolet à flammes, 1 * tube, 1 * buse, 1 * cordon d’alimentation, 1 * manuel en anglais |
| Disponibilité des pièces détachées | Information indisponible sur les pièces détachées |
| ASIN | B0FN4L8ZBM |
| Date de mise en ligne sur Amazon.fr | 20 août 2025 |
Une machine flamme « labo » à la maison
J’ai pris ce H180/H160 surtout par curiosité, pour le polissage de pièces en acrylique (plexi) que je découpe à la CNC et au laser. Sur le papier, c’est un générateur d’hydrogène et d’oxygène qui sert de flamme pour lisser les chants, un peu comme ce qu’on voit dans certains ateliers ou labos. Marque inconnue, manuel en anglais, description Amazon traduite un peu à l’arrache… je m’attendais franchement à un truc moyen, voire limite dangereux. Je l’ai quand même utilisé plusieurs jours sur des petites séries de pièces pour me faire un avis concret.
Concrètement, la machine fonctionne en électrolysant de l’eau pour sortir un mélange hydrogène/oxygène qui sort par un petit pistolet. On allume, ça fait une flamme très fine, assez chaude, qui vient « vitrifier » la tranche de l’acrylique. L’idée c’est d’éviter des heures de ponçage et de polissage à la main. Sur ce point-là, globalement, ça fait le job. Les bords passent de mat à bien brillant si on prend son temps et qu’on ne s’approche pas trop.
Par contre, faut être honnête : ce n’est pas un produit plug-and-play. Entre le remplissage d’eau, le réglage du débit, l’allumage de la flamme et la gestion des pièces, il y a une vraie courbe d’apprentissage. Les premières pièces, je les ai un peu cramées, la tranche a bullé et jauni par endroits. Il faut choper le coup de main pour garder la bonne distance et la bonne vitesse de déplacement. Si on vient d’un simple polissage mécanique, ça surprend.
Globalement, après quelques jours, mon ressenti c’est : outil de niche, plutôt pour bricoleur patient ou petit atelier qui veut tester la flamme acrylique sans claquer un gros budget dans une marque pro. Ce n’est pas parfait, ça fait un peu bricolage chinois de base, mais une fois qu’on a compris ses limites, on peut sortir des finitions propres sur du plexi de 3 à 10 mm. Je ne le conseillerais pas à quelqu’un qui n’a jamais touché un chalumeau ou qui flippe dès qu’il voit une flamme, mais pour un maker un peu à l’aise, ça se tente.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu sais pourquoi tu l’achètes
Pour le prix (on est clairement sous les machines pro de marque), je trouve que l’ensemble se défend, mais ce n’est pas non plus l’affaire du siècle. On paye pour une machine qui fait une chose assez précise : générer une flamme HHO pour polir de l’acrylique et quelques matériaux similaires. Si tu n’as que deux plaques à polir par an, ça ne vaut pas le coup. Par contre, si tu fais régulièrement des découpes plexi pour maquettes, enseignes, pièces décoratives, là ça commence à avoir du sens.
Ce que j’apprécie, c’est que ça évite d’acheter des bouteilles de gaz et un chalumeau plus classique. Tu mets de l’eau, ça produit sur demande, pas de stockage, pas de recharge à gérer. À l’usage, le coût en consommables est quasi nul (à part l’électricité et un peu d’eau). Donc sur le long terme, pour un atelier qui en a un usage régulier, ça se rentabilise. À l’inverse, le manque de marque reconnue, le SAV potentiellement aléatoire et l’absence d’infos sur les pièces détachées tirent le rapport qualité-prix vers le bas si on pense long terme.
Comparé à des machines pro vues chez des fournisseurs spécialisés, on est clairement en dessous en qualité perçue, mais aussi largement en dessous en prix. Franchement pas mal pour un premier pas dans ce type de matériel, à condition d’accepter les compromis : doc moyenne, réglages limités, durabilité incertaine. Si tu comptes bosser de façon intensive, je mettrais plus cher dans une marque connue. Si tu es un maker ou un petit artisan qui veut tester la flamme acrylique sans exploser son budget, cette machine a un bon rapport qualité-prix, mais avec les réserves qui vont avec.
En résumé : c’est un achat qui peut être malin si tu as un vrai besoin régulier et que tu es prêt à bricoler un peu et à prendre le temps d’apprivoiser la bête. Si tu cherches du clé-en-main avec support béton, passe ton chemin ou vise une gamme au-dessus.
Design : look d’appareil de labo des années 90
Niveau design, on est loin d’un bel objet. Le boîtier est rectangulaire, assez massif, avec une poignée sur le dessus. Ça fait vraiment appareil de labo ou de back-office, pas du tout truc « design » à laisser en plein milieu d’un showroom. La façade est simple : un ampèremètre analogique, quelques voyants, un bouton, la fenêtre de niveau d’eau. L’ampèremètre n’est pas hyper précis, mais il donne une idée de la charge de la machine et du débit de gaz. On comprend vite que plus l’aiguille monte, plus ça produit.
La taille annoncée (en gros 28 x 45 x 36 cm) colle à ce que j’ai reçu : ça prend une bonne place sur un établi, mais ça reste transportable. La poignée est pratique si on doit le bouger d’un coin à l’autre de l’atelier. Ce n’est pas ultra léger, mais je peux le porter seul sans galérer. Le pistolet à flamme est en plastique et métal, assez simple, style petit chalumeau. Le tuyau fourni est correct, pas très long, donc on reste à proximité de la machine. Pour un usage fixe, ça va, mais pour tourner autour d’une grande pièce, on atteint vite la limite.
Les commandes sont basiques : pas de réglage ultra fin, pas d’écran numérique, rien de sophistiqué. Pour certains, c’est un plus : moins de trucs qui peuvent tomber en panne. Pour d’autres, c’est frustrant parce qu’on aimerait régler plus précisément le débit de gaz ou avoir une indication plus claire de la puissance de la flamme. Personnellement, j’aurais aimé au moins un petit potentiomètre clair avec des repères, là on y va un peu au feeling.
En résumé, le design est fonctionnel, pas sexy. Ça fait un peu machine d’école technique : tu la poses, tu branches, tu bosses. Pas de fioritures, pas d’effort particulier sur l’ergonomie ou l’esthétique. Si tu cherches un bel objet, passe ton chemin. Si tu veux juste un boîtier costaud qui crache une flamme, le look ne sera pas un problème. Mais ça se sent que la priorité, c’était le coût et pas l’ergonomie utilisateur poussée.
Packaging et mise en route : basique mais complet
Le packaging est dans la lignée du produit : basique. Carton standard, calages en mousse corrects, rien de premium. À l’ouverture, j’ai trouvé la machine, le pistolet à flamme, le tuyau, une buse, le cordon d’alimentation et un petit manuel en anglais. Tout était là, rien de cassé, donc sur la protection pendant le transport, c’est ok. Par contre, aucune doc en français, aucune vraie fiche technique détaillée, juste quelques schémas et consignes rapides.
La mise en route m’a pris un peu de temps, surtout pour être sûr de ne pas faire de bêtise. Il faut :
- Remplir le réservoir d’eau jusqu’au niveau visible dans la fenêtre
- Brancher le tuyau entre la sortie de la machine et le pistolet
- Visser la buse au bout du pistolet
- Brancher sur le 220 V et allumer
Le manuel explique globalement l’ordre, mais c’est assez sommaire. J’ai dû croiser avec quelques vidéos de machines similaires sur internet pour être vraiment à l’aise. Clairement, si tu n’es pas à l’aise avec les appareils un peu techniques, tu peux vite être perdu. Il n’y a pas de guide pas-à-pas détaillé, ni de mises en garde bien mises en avant.
Un truc que j’ai trouvé un peu limite, c’est l’absence d’accessoires de sécurité de base : pas de lunettes, pas de gants, rien. On ne s’attend pas non plus à un kit complet, mais vu qu’on bosse avec une flamme et du gaz, un rappel plus appuyé sur la protection ne serait pas de trop. Là, c’est vraiment « débrouille-toi ». Après, une fois qu’on a compris le principe, la machine démarre sans souci particulier. Donc je qualifierais le packaging et la mise en route de fonctionnels, mais clairement orientés bricoleur qui sait déjà un peu ce qu’il fait.
Durabilité et sécurité : ça inspire moyen confiance, mais ça tient pour l’instant
Niveau durabilité, on sent que la machine est faite avec des matériaux « corrects » mais pas haut de gamme. Le boîtier métallique est assez rigide, ne sonne pas trop creux, les panneaux ne se tordent pas au moindre choc. Les boutons tiennent bien, rien ne flotte. Après plusieurs sessions, rien n’a bougé, pas de vis qui se desserrent, pas de fuite visible. La poignée supporte le poids sans couiner. Donc sur le court terme, rien d’alarmant.
Là où j’ai plus de doutes, c’est sur la fiabilité long terme : pas d’infos claires sur le fabricant (cunnyend, totalement inconnu pour moi), aucune info sur la dispo des pièces détachées, pas de vue sur la qualité des membranes internes ou de la cellule d’électrolyse. Si un jour la pompe ou la cellule lâche, je ne suis pas sûr de trouver facilement les pièces. Ça ressemble clairement à un produit où, en cas de grosse panne, on remplace tout plutôt que de réparer finement.
Sur la sécurité, il faut être lucide : on parle quand même d’un mélange hydrogène/oxygène et d’une flamme. La machine en elle-même ne m’a pas semblé dangereuse tant qu’on la respecte : bonne aération, pas de flammes nues à côté, on ne bouche pas la buse, on ne bidouille pas l’intérieur. La combustion ne rejette que de la vapeur d’eau, donc pas d’odeur ni de fumée, c’est déjà ça. Mais le manuel est léger sur les consignes de sécurité, donc faut avoir un peu de bon sens et d’expérience avec ce genre d’outil.
En résumé, je dirais : pour un usage modéré, la durabilité a l’air correcte, la machine ne fait pas cheap au point de faire peur. Mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’est du matos fait pour tourner 8 heures par jour pendant des années. C’est plutôt une machine pour un petit atelier ou un maker qui bosse régulièrement, mais pas en production industrielle. Et surtout, il faut accepter l’idée que si ça casse hors garantie, ça risque de finir en galère de SAV ou en casse direct.
Performance : efficacité correcte, mais faut apprivoiser la flamme
Sur la performance pure, je dirais que c’est correct sans plus, avec quelques bons points. La machine met environ 1 à 2 minutes à « monter en régime » après l’allumage. Une fois lancée, la flamme est stable tant qu’on reste dans une plage d’utilisation raisonnable. J’ai enchaîné des sessions de 30 à 40 minutes avec quelques pauses, la machine a chauffé un peu, mais rien d’alarmant. Pas de coupure, pas de baisse de flamme flagrante, donc sur la continuité, ça va.
Pour le polissage, sur du plexi 3 à 5 mm, on obtient un bord brillant assez facilement après 1–2 passages lents. Sur du 8–10 mm, il faut être plus patient et doser la chaleur, sinon le bord commence à arrondir ou à faire des petites vagues. Sur mes premières pièces, j’ai clairement trop chauffé : bord gondolé, quelques zones blanchies. Au bout de quelques essais, j’ai trouvé un rythme : distance d’environ 1 à 2 cm, mouvement continu, pas de stationnement sur un point. Une fois que tu maîtrises ça, le résultat est franchement propre pour du matos de cette gamme.
J’ai aussi testé vite fait sur du verre organique (genre PMMA fin) et de petites lettres pour enseigne : là, la machine est plutôt à l’aise, surtout sur les formes simples. Les arrondis serrés et les recoins sont plus chiants, la buse étant assez directionnelle. Tu passes ton temps à repositionner la pièce pour garder un angle correct. Ce n’est pas la faute de la machine en soi, c’est plus la limite du concept de flamme pour des formes très complexes.
Par contre, si tu t’attends à une bête de course façon machine pro à plusieurs milliers d’euros, tu vas être déçu. Le débit de gaz reste modeste, donc on ne parle pas de polir des grosses tranches de 20–30 mm rapidement. Et comme il n’y a pas de réglage ultra fin du débit, on navigue un peu à vue. Globalement, pour un usage atelier perso / petit artisan, la performance est suffisante. Pour une prod intensive, je chercherais un modèle plus costaud et mieux documenté.
Présentation : ce que la machine sait (vraiment) faire
Sur la fiche produit, ils vendent ça comme un « concentrateur d’oxygène portable », « machine flamme acrylique », « générateur d’hydrogène et d’oxygène ». En réalité, il faut le voir comme une petite station de flamme HHO pour polir : acrylique, verre organique, lettres en plexi, petites démos d’électrolyse si on a envie de jouer au prof de physique. C’est une machine 220 V, avec un réservoir d’eau, un ampèremètre en façade, une poignée, un pistolet à flamme, un tuyau, une buse et un manuel en anglais assez basique.
J’ai surtout testé sur :
- Plaques en acrylique coulée 5 mm (découpe CNC)
- Plexi extrudé 3 mm (découpe laser un peu sale)
- Petites lettres découpées pour enseignes (8–10 cm de haut)
Sur ces usages-là, la machine s’en sort correctement. Sur une plaque 10x20 cm, le polissage des chants prend quelques minutes, et on voit tout de suite le changement : bord brillant, plus lisse au toucher. Par contre, sur des pièces plus épaisses (genre 15–20 mm) ou des formes très complexes, on sent que ce n’est pas une bête de course. La flamme est fine, donc on avance lentement, et si on insiste trop, l’acrylique commence à faire des micro-bulles ou à se déformer.
Ce qui est plutôt sympa, c’est le côté gaz à la demande : pas de bouteille à gérer, pas de stockage. On remplit d’eau, on allume, et en 1–2 minutes, la machine commence à débiter assez pour avoir une flamme exploitable. En revanche, il n’y a aucune vraie info sérieuse sur le débit de gaz, la puissance en watts, ou des données techniques un peu carrées. On est sur un produit typique « no-name » : ça marche, mais faut accepter d’avoir des infos limitées. Pour un usage pro intensif, ça me parait léger, pour un atelier perso ou un petit artisan qui fait quelques pièces par jour, ça passe.
Points Forts
- Polissage des bords d’acrylique efficace une fois la prise en main faite
- Gaz produit à la demande à partir d’eau, pas de bouteilles à gérer
- Prix plus abordable que les machines pro tout en restant utilisable en atelier
Points Faibles
- Marque peu connue, doc limitée et pièces détachées introuvables
- Réglages et infos techniques assez basiques, nécessite de tâtonner pour bien l’utiliser
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, ce H180/H160 est une machine de niche qui fait globalement ce qu’on lui demande : générer une flamme pour polir les bords d’acrylique et de matériaux proches. Ce n’est pas un outil ultra pro, ce n’est pas non plus un gadget. Ça se place entre les deux : parfait pour un atelier perso ou un petit artisan qui bosse régulièrement le plexi et veut améliorer la finition sans passer des heures au ponçage. Une fois qu’on a pris le coup de main, les résultats sont propres et la flamme est pratique pour les petites pièces et les lettres.
Par contre, ce n’est clairement pas pour tout le monde. Si tu n’es pas à l’aise avec ce genre de machine, que tu veux un truc simple, documenté, avec un SAV béton, tu risques de trouver ça un peu rude : doc en anglais, marque obscure, réglages limités, durabilité long terme floue. Pour une utilisation intensive en environnement pro exigeant, je viserais plus haut de gamme. Pour un bricoleur avancé, un fablab, un petit atelier de signalétique ou de déco qui veut un outil supplémentaire sans exploser le budget, ça fait le job pour le prix.