Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas pour tout le monde
Design : look de vraie montre, avec un petit écran discret
Batterie : bonne autonomie, mais pas autant qu’annoncé
Confort : on l’oublie assez vite au poignet
Matériaux et finition : sérieux, mais quelques limites
Performances des capteurs : corrects, mais pas parfaits
Ce que propose vraiment la ScanWatch Horizon sur le papier
Efficacité santé et sommeil : utile, mais avec des angles morts
Points Forts
- Design de vraie montre, discret et polyvalent (boulot, ville, sorties)
- Autonomie réelle de 2 à 3 semaines, bien au-dessus de la plupart des smartwatches
- Suivi santé global (cardio, SpO2, ECG, activité) simple à lire dans l’appli
Points Faibles
- Suivi du sommeil limité : siestes de moins de 3h ignorées, pas d’ajout manuel
- Pas de GPS intégré et fonctions smartwatch assez basiques pour le prix
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Withings |
| Tranche d'âge | Adulte |
| Couleur | Noir |
| Taille | 38mm |
| Style | 38 mm |
| Equipe | WITHINGS |
| Compatible avec | Téléphone intelligent |
| Taille de l'écran | 38 Millimètres |
Une montre connectée qui ressemble enfin à une vraie montre
J’ai porté la Withings ScanWatch Horizon 38 mm noir pendant un peu plus de trois semaines, H24, sauf sous la douche au début pour voir si l’étanchéité tenait vraiment. Mon profil : pas un gros sportif, mais je marche beaucoup, je fais un peu de vélo et je voulais surtout une montre qui suive mon cœur et mon sommeil sans avoir un écran qui clignote toutes les 10 secondes. Avant ça, j’ai eu une Fitbit et une Amazfit, donc j’ai quelques points de comparaison.
Ce qui m’a motivé, c’est surtout le côté « vraie montre » avec aiguilles, plus la promesse de l’autonomie de 30 jours. J’en avais marre de recharger tous les deux ou trois jours. Et l’ECG + SpO2, ça m’intéressait pour garder un œil sur la santé sans devoir sortir un appareil médical. Sur le papier, ça coche pas mal de cases : suivi cardiaque, sommeil, oxymètre, altimètre, détection d’arythmies, le tout dans un truc qui ne ressemble pas à un mini smartphone au poignet.
Dans la réalité, c’est moins parfait que la fiche produit, mais ça reste un produit assez cohérent. Il y a des trucs que j’ai vraiment appréciés, comme le confort et le côté discret, et d’autres qui m’ont clairement agacé, surtout sur le sommeil et certaines fonctions « santé » qui sont plus limitées que ce que le marketing laisse entendre. Pour le prix (souvent autour de 300 € neuf, moins en reconditionné), on est quand même dans une gamme où on est en droit d’être un peu exigeant.
Je vais détailler point par point : design, confort, performances des capteurs, batterie, suivi du sommeil, ECG, et surtout pour quel type d’utilisateur ça a du sens. Si tu cherches une montre pour répondre aux messages, payer, écouter de la musique et tout piloter au poignet, on n’est clairement pas sur ce délire-là. Si tu veux une montre qui ressemble à une montre et qui fait du suivi santé en arrière-plan, là ça devient plus intéressant, avec quelques limites à connaître avant d’acheter.
Rapport qualité-prix : intéressant, mais pas pour tout le monde
En termes de prix, la ScanWatch Horizon se place plutôt haut. Neuf, on est souvent autour de 300 € voire plus selon les versions, même si on la trouve parfois en promo ou en reconditionné vers 150–200 €. À ce tarif, tu rentres en concurrence avec des Apple Watch (pour iPhone), des Samsung Galaxy Watch, ou des Garmin orientées sport. Elles font souvent plus de choses côté "smart" (réponses aux messages, musique, paiement, applis, GPS intégré, etc.).
Donc la vraie question, c’est : est-ce que le combo "look de montre classique + gros focus santé + grosse autonomie" justifie ce prix pour toi ? Pour quelqu’un qui veut une montre très connectée, la réponse est non. Pour quelqu’un qui s’en fiche de répondre à ses messages au poignet, mais qui veut un objet discret, durable, avec bon suivi santé de base et qu’il n’a pas à recharger tout le temps, là ça commence à se défendre. En reconditionné autour de 150 €, je trouve que le rapport qualité-prix devient beaucoup plus cohérent.
Il faut aussi prendre en compte que c’est une marque française, avec un écosystème (balances, tensiomètres, etc.). Si tu as déjà du Withings à la maison, l’intérêt monte, car tout se retrouve dans la même appli. Mais ça ne compense pas les limites sur le sommeil et le côté un peu minimaliste des fonctions "smartwatch". À ce prix, on peut attendre un peu plus de souplesse logicielle, surtout sur la gestion des siestes et la personnalisation.
Globalement, je dirais que le rapport qualité-prix est correct mais pas fou en neuf, et franchement intéressant si tu la chopes en promo ou reconditionnée. Il faut juste être bien au clair sur ce que tu veux : si ta priorité, c’est l’autonomie, le design sobre et le suivi santé basique, c’est un bon candidat. Si tu veux une montre ultra complète, sportive et très connectée, tu auras mieux ailleurs pour un tarif similaire.
Design : look de vraie montre, avec un petit écran discret
Niveau design, c’est clairement un des points forts. La version Horizon en 38 mm noir a vraiment une tête de montre classique. Cadran rond, lunette type plongeuse, aiguilles physiques, verre saphir, boîtier assez fin (1,32 cm) et seulement 58 g. Au poignet, ça ne fait pas gadget. Pour aller bosser ou en soirée, ça passe complètement, là où une grosse smartwatch carrée fait parfois un peu « jouet tech ». C’est d’ailleurs un des trucs que j’ai le plus apprécié : tu peux la porter en costume comme en tenue de sport, ça choque pas.
Le petit écran PMOLED est bien intégré en haut du cadran. Éteint, il se fait oublier. Allumé, ça reste lisible mais c’est petit, faut être honnête. Tu ne vas pas lire un long message dessus. C’est plus pour jeter un œil rapide à ta fréquence cardiaque, voir qui t’appelle, ou lancer une mesure. Le contraste est bon, mais en plein soleil, ce n’est pas toujours parfait. Il faut parfois orienter un peu le poignet pour bien voir. Pour moi ce n’est pas un drame, vu que ce n’est pas une montre pensée pour rester l’écran allumé en permanence.
Ce que j’ai bien aimé aussi, c’est la couronne rotative sur le côté. Elle sert à naviguer dans les menus de la montre et à valider. Ça évite de taper sur un mini écran tactile imprécis. Le retour est correct, ça réagit bien, on s’y fait vite. Les index et aiguilles sont lisibles, même si, dans le noir complet, la lisibilité n’est pas folle selon le modèle de cadran, la version Horizon s’en sort un peu mieux grâce au style plongeuse.
En résumé : pour ceux qui veulent une montre qui ressemble à une montre, là c’est réussi. Par contre, il faut accepter le compromis : petit écran, peu de place pour afficher des infos détaillées, pas d’effet "waouh" technologique au poignet. Si tu aimes les gros écrans AMOLED flashy, ce n’est pas ce produit qu’il te faut. Mais pour un usage discret et passe-partout, c’est franchement bien pensé.
Batterie : bonne autonomie, mais pas autant qu’annoncé
L’autonomie annoncée, c’est jusqu’à 30 jours. Dans la réalité, ça dépend vraiment de comment tu l’utilises. Dans mon cas, avec : suivi cardiaque activé, quelques séances d’activité par semaine, notifications activées pour appels/SMS, quelques ECG et mesures de SpO2, je tournais plutôt autour de 15 à 18 jours avant d’atteindre les 10 %. Donc on est loin des 30 jours, mais ça reste très correct par rapport à une smartwatch classique qui tient 2 à 5 jours.
J’ai aussi fait un test plus "light" : moins de notifications, quasiment pas d’ECG, pas de sport suivi manuellement, juste le suivi de base. Là, oui, on se rapproche plus des 20-22 jours. Pour atteindre les 30 jours, il faut vraiment limiter au maximum les fonctions avancées et accepter d’utiliser la montre comme un simple tracker d’activité très discret. Donc la promesse marketing n’est pas totalement fausse, mais clairement optimiste. Si tu comptes l’utiliser normalement, vise plutôt deux bonnes semaines d’autonomie.
La recharge, elle, est assez rapide : en un peu plus d’une heure, tu remontes largement au-dessus de 80 %. Le câble USB magnétique est simple, mais il faut bien le positionner. Ce n’est pas le chargeur le plus pratique du monde, mais vu que tu ne recharges pas tous les deux jours, ce n’est pas dramatique. Et surtout, psychologiquement, c’est agréable de ne pas avoir ce réflexe de "où est mon chargeur" tous les soirs.
En résumé : l’autonomie est un vrai point fort par rapport à la plupart des montres connectées, même si elle est un peu survendue. Si tu viens d’une Apple Watch ou d’une Galaxy Watch, tu vas vraiment sentir la différence. Par contre, si tu espères tenir systématiquement un mois complet avec un usage normal (notifications, quelques mesures santé), tu risques d’être un peu déçu. Disons qu’il faut partir sur 2 à 3 semaines réalistes, ce qui est déjà bien.
Confort : on l’oublie assez vite au poignet
Niveau confort, j’ai été agréablement surpris. Avec 58 g et un boîtier plutôt compact en 38 mm, la ScanWatch Horizon se fait vite oublier. Je l’ai portée jour et nuit sans problème majeur. Pas de sensation de lourdeur, pas de gêne particulière en dormant, ce qui est important si tu veux vraiment suivre ton sommeil. Par rapport à une grosse montre type Garmin ou certaines Samsung, c’est clairement plus discret et plus agréable à garder la nuit.
Le seul truc à gérer, c’est le bracelet. Le cuir d’origine (sur certains packs) n’est pas idéal pour le sport et la douche : il finit par marquer un peu et peut irriter si tu transpires beaucoup. En passant sur un bracelet silicone ou FKM, le problème disparaît. Pour moi, le combo idéal c’est : un bracelet "joli" pour le boulot, un bracelet sport pour le reste. Vu que ça se change en 10 secondes, ce n’est pas un vrai souci, mais c’est un coût en plus à prévoir si tu n’aimes pas le bracelet fourni.
Le capteur au dos ne gêne pas, même serré un peu pour le cardio. Par contre, comme toutes les montres cardio optiques, si tu serres trop, ça peut laisser une petite marque, surtout en été. Il faut trouver le bon compromis : assez serré pour une mesure correcte, pas trop pour ne pas comprimer. Une fois réglé, tu n’y penses plus. À noter aussi : le boîtier n’est pas trop épais, donc ça ne bute pas dans le poignet quand tu tapes au clavier ou que tu plies le poignet.
En résumé, pour un port H24, c’est plutôt réussi. Je l’ai mieux supportée que certaines smartwatches plus lourdes. Si tu as un poignet fin, le 38 mm est une bonne taille, ça ne déborde pas. Si tu as un gros poignet et que tu aimes les montres massives, tu pourrais la trouver un peu "sage", mais niveau confort pur, ça reste un avantage. Pour le suivi de sommeil, c’est clairement un bon point : tu peux la garder toute la nuit sans avoir envie de l’enlever au bout de deux heures.
Matériaux et finition : sérieux, mais quelques limites
Sur les matériaux, Withings a fait un effort. On est sur un boîtier en acier inox, verre saphir, bracelet interchangeable, étanchéité annoncée à 50 m. Le verre saphir, c’est un vrai plus : après plus de trois semaines, aucune micro-rayure visible, alors que je ne fais pas particulièrement attention, la montre a pris quelques chocs contre des portes et un bureau. Sur ce point-là, c’est plus rassurant que du simple verre minéral qu’on retrouve sur des modèles moins chers.
Le bracelet fourni d’origine dépend du pack, mais globalement, la qualité est correcte sans être dingue. C’est du cuir ou du FKM/silicone selon la version. Pour un port 24/7, j’ai vite préféré un bracelet silicone ou FKM, plus adapté à la transpiration et à la douche. L’avantage, c’est que les bracelets sont facilement interchangeables : petites barrettes à levier, tu changes en quelques secondes, et tu peux mettre à peu près n’importe quel bracelet 18/20 mm compatible. Ça permet d’adapter la montre au boulot, au sport, etc.
La sensation au poignet est plutôt qualitative : pas de bords coupants, pas de jeu dans les attaches, la lunette ne fait pas cheap. On sent qu’on n’est pas sur une montre à 30 €. Par contre, on n’est pas non plus au niveau de la finition d’une vraie montre de luxe, faut rester réaliste. Pour une montre connectée de ce type, ça reste dans le haut du panier, mais pas au point de justifier le prix uniquement sur la finition.
Petit point à noter : le chargeur magnétique. Il se clipse derrière la montre avec des aimants. Il faut juste bien aligner, sinon ça ne charge pas. Ça tient correctement posé sur une table, mais si tu la bouges, ça se décroche vite. Ce n’est pas dramatique, mais il faut le savoir : ce n’est pas un socle ultra stable qu’on pose et qu’on oublie. Globalement, les matériaux et la construction donnent une bonne impression de solidité, avec un vrai plus sur le verre saphir et la résistance aux rayures au quotidien.
Performances des capteurs : corrects, mais pas parfaits
Sur les capteurs, globalement, ça fait le job, mais ce n’est pas irréprochable. Pour la fréquence cardiaque, au repos et dans la vie de tous les jours, les valeurs sont cohérentes avec ce que j’ai mesuré avec un tensiomètre et une autre montre. Pas de gros décalages, les tendances sont logiques. Pendant le sport léger (marche rapide, vélo tranquille), ça suit correctement. Par contre, dès que ça bouge plus (course, fractionné, sports avec mouvements de bras), comme beaucoup de montres optiques, ça peut partir un peu en vrille : pics bizarres, retard de quelques secondes, etc.
Pour la distance, sans GPS intégré, la montre se base sur le nombre de pas et la longueur de foulée estimée. Sur mes trajets quotidiens connus (genre 5,5 km de marche), je suis tombé sur des chiffres assez proches, donc pour de la marche tranquille, ça reste utilisable. Mais il ne faut pas la voir comme une montre de running précise. Si tu veux une trace GPS propre, il faut sortir le téléphone pour utiliser le GPS connecté. Et là, si tu oublies ton smartphone ou si tu n’aimes pas courir avec, c’est mort.
L’oxymètre (SpO2) donne des valeurs cohérentes avec un oxymètre de doigt que j’ai à la maison, mais ce n’est pas un appareil médical, donc à prendre comme une indication, pas un diagnostic. La mesure prend une trentaine de secondes, il faut rester immobile, et parfois il faut recommencer si la montre n’est pas bien placée. Ce n’est pas un truc que tu vas utiliser 10 fois par jour, mais pour un contrôle ponctuel, ça va.
Pour les sports, la détection automatique est plutôt correcte pour la marche et la course. L’altimètre compte globalement bien les étages montés, même si ce n’est pas à l’étage près. En gros, pour un suivi du quotidien et un peu de sport, c’est suffisant. Si tu cherches un outil ultra précis pour l’entraînement sérieux, ce n’est pas la bonne cible. C’est plus une montre de suivi "santé + activité" qu’une montre de performance sportive.
Ce que propose vraiment la ScanWatch Horizon sur le papier
Concrètement, la Withings ScanWatch Horizon 38 mm, c’est une montre hybride : aiguilles classiques + un petit écran PMOLED rond en haut du cadran. Elle embarque un capteur cardio optique, un oxymètre (SpO2), un ECG avec 3 électrodes, un altimètre, et elle est annoncée avec une autonomie jusqu’à 30 jours. Elle se connecte en Bluetooth au smartphone, synchronise tout dans l’appli Health Mate, et elle est compatible avec Apple Health, Google Fit, Strava, Alexa, etc. Sur le papier, ça fait pas mal de trucs pour un objet qui se présente comme une montre « classique ».
Niveau fonctionnalités, tu as : suivi continu de la fréquence cardiaque, détection d’irrégularités (fibrillation auriculaire), ECG à la demande en 30 secondes, mesure de SpO2, suivi d’activité (pas, distance estimée, calories, étage montés), suivi de sommeil (score, phases légères/profondes, réveils), détection de perturbations respiratoires nocturnes, notifications smartphone (appels, SMS, quelques apps), et résistance à l’eau jusqu’à 50 m. Important : contrairement à ce que certains pensent, le GPS est connecté (il utilise ton téléphone), ce n’est pas un GPS intégré dans la montre.
Au quotidien, le petit écran sert surtout à afficher : l’heure digitale, la fréquence cardiaque, le nombre de pas, la distance, les notifications, et à lancer un exercice ou un ECG. C’est minimaliste, il ne faut pas s’attendre à une interface type Apple Watch. L’appli Health Mate, elle, est plutôt bien foutue : tableaux clairs, historique, export PDF pour l’ECG, intégration avec d’autres services. Mais il faut accepter que beaucoup de choses se passent sur le téléphone, pas sur la montre.
En résumé, sur le papier, la promesse c’est : une montre qui ne fait pas tout, mais qui se concentre sur le suivi santé de base + quelques fonctions "smart" utiles. Si tu viens d’une vraie smartwatch (Apple, Samsung, Garmin haut de gamme), tu vas trouver ça limité. Si tu viens d’un simple tracker ou d’une montre classique, tu vas trouver que ça fait déjà beaucoup. La vraie question, c’est : est-ce que ce qu’elle fait, elle le fait bien ? C’est là que les nuances arrivent.
Efficacité santé et sommeil : utile, mais avec des angles morts
Là on arrive sur un point un peu plus mitigé : le suivi du sommeil et des épisodes cardiaques. Sur le sommeil, la montre détecte bien les grandes plages de nuit : heure d’endormissement, heure de réveil, score de sommeil avec phases légères/profondes, réveils nocturnes. Pour une nuit classique, ça donne une vision globale assez parlante. Mais dès que tu sors du schéma "je dors une grande nuit d’un bloc", ça se complique.
Le gros problème, c’est la gestion des siestes et des segments courts. Concrètement, les siestes de moins de 3 heures ne sont pas prises en compte, et tu ne peux pas les ajouter manuellement dans l’appli. Si tu te recouches le matin pour 1h30, ou que tu fais une sieste de 45 minutes, c’est comme si ça n’existait pas. Et si ta nuit est coupée (tu te réveilles, tu restes éveillé un moment, puis tu te rendors), la seconde partie peut parfois ne pas être comptabilisée. Pour quelqu’un qui a un sommeil fractionné, des horaires décalés ou des troubles du sommeil, c’est franchement pénalisant.
Sur le cœur, l’ECG en 30 secondes fonctionne, mais il y a des contraintes. Il faut bien poser un doigt sur la lunette, être immobile, et la montre rejette certains ECG si la fréquence cardiaque moyenne est trop basse (en dessous d’environ 50 bpm). Du coup, si tu as une fréquence de repos très basse (sportif, par exemple), une partie des relevés ne sera pas interprétée automatiquement. Tu peux quand même générer un PDF pour ton médecin, mais tu perds la partie "analyse auto". La détection d’arythmies en tâche de fond est là, mais je ne peux pas dire à quel point elle est sensible, je n’ai pas d’épisodes connus pour comparer.
Pour résumer : pour un utilisateur "standard" avec un rythme de sommeil classique et l’envie d’avoir un suivi santé global, c’est plutôt utile. Tu vois des tendances, tu peux repérer des choses bizarres, tu as un historique propre dans l’appli. Mais si ton critère numéro un, c’est un suivi du sommeil ultra précis ou un outil cardio très pointu, il y a des limites claires, surtout sur les siestes et les rythmes de vie décalés. Là-dessus, certains bracelets bien moins chers font parfois mieux pour la partie sommeil pure.
Points Forts
- Design de vraie montre, discret et polyvalent (boulot, ville, sorties)
- Autonomie réelle de 2 à 3 semaines, bien au-dessus de la plupart des smartwatches
- Suivi santé global (cardio, SpO2, ECG, activité) simple à lire dans l’appli
Points Faibles
- Suivi du sommeil limité : siestes de moins de 3h ignorées, pas d’ajout manuel
- Pas de GPS intégré et fonctions smartwatch assez basiques pour le prix
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, la Withings ScanWatch Horizon 38 mm, c’est une montre pour ceux qui veulent un objet discret, qui ressemble à une vraie montre, et qui fait du suivi santé en arrière-plan sans te coller un écran de smartphone au poignet. Sur ce point-là, elle fait bien le boulot : design réussi, matériaux sérieux, confort au quotidien, autonomie largement au-dessus de la moyenne, et un suivi cardio/santé globalement fiable pour un usage grand public. Pour une utilisation "je veux garder un œil sur mon cœur, mon activité, mon sommeil sans me prendre la tête", ça tient la route.
Par contre, il faut accepter les limites : pas de GPS intégré, fonctions smart assez basiques, suivi du sommeil perfectible (siestes ignorées, gestion moyenne des nuits fractionnées), ECG contraignant pour les personnes à fréquence cardiaque basse, et un prix qui pique un peu en neuf. Pour moi, c’est une bonne montre pour : les gens qui veulent une montre d’allure classique avec un plus santé, ceux qui ne veulent pas recharger tous les 3 jours, et ceux qui ont déjà l’écosystème Withings. En revanche, si tu veux un coach sportif précis, une vraie smartwatch polyvalente, ou un suivi du sommeil ultra détaillé, tu ferais mieux de regarder du côté de Garmin, Apple, Samsung ou même certains bracelets moins chers.
En résumé : produit solide, cohérent, mais pas magique. Si tu sais exactement ce qu’elle fait (et ce qu’elle ne fait pas), tu peux en être content. Si tu te bases uniquement sur la fiche marketing sans creuser, tu risques d’être un peu déçu sur certaines fonctions, surtout le sommeil et le côté "connecté".